Le 27 janvier 2026 au matin France Inter recevait Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères au moment de la guerre du Kosovo et avant cela conseiller diplomatique du président François Mitterrand (1). Critique de ce qui s’est appelé le “droit d’ingérence humanitaire”, des interventions néo-coloniales en fait, visant à imposer le droit et la démocratie par la force des armes de l’OTAN ou de coalitions, comme ce fut le cas en Irak, en Afghanistan et en Lybie, ne se trouve-t-il pas pris actuellement à contre-pied par l’appel pressant des Iraniens au président américain à intervenir militairement ? Ils lui demandent en effet de les défendre face au massacre de masse, on évoque le chiffre de 30 000 morts et plus dans des conditions atroces, dont une majorité de jeunes, victimes du régime islamiste. Un régime instauré grâce à la France, qui avait couvé dans son sein l’imam Khomeini.
A la question de Florence Paracuellos, “si les Etats-Unis doivent intervenir et si oui comment ?”, Védrine répond ce matin-là : “D’abord je suis d’accord avec ce qu’a dit Pierre Haski il y a deux minutes (1). Deuxièmement on n’y peut rien, enfin nous les Européens, on n’a aucun levier en fait. On peut se poser des questions sur ce que va faire l’Amérique ou pas, mais il est clair, je suis d’accord là aussi que Trump ne veut pas engager une nouvelle guerre pour rien, c’est la leçon qu’il a tiré de l’ensemble des guerres menées au nom de l’ingérence pendant 20 ou 30 ans”.
Dans la tribune précédant l’interview de Védrine, Haski, éditorialiste à France-Inter, avait en effet développé la thèse selon laquelle une intervention américaine serait inutile car selon lui les manifestations avaient cessé. Cette intervention ne pourrait donc pas renverser le régime, les moyens étant de toutes façons insuffisants pour une invasion terrestre, ne resterait donc que l’éventualité d’une frappe punitive (2). Quant à éliminer Khameneï, cela serait selon Haski “illégal au regard du droit international et les pays de la région, même adversaires de l’Iran, n’y sont pas favorables”, notamment les Emirats arabes unis “alliés d’Israël”. Beaucoup préfèrent donc “laisser les dynamiques internes aller à leur terme”, les Iraniens, fatigués de ce régime, où Haski suppose des opposants à la politique de Khamenei, finissant à terme par en avoir raison. Il conclut cependant que “le bilan rapporté par les ONG est tellement monstrueux que la pression pour agir est forte même si la tentation punitive n’est pas nécessairement bonne conseillère”.
Une position qui condamne les Iraniens à leur sort. A quel titre cet éditorialiste s’exprime-t-il ? Rappelons qu’au début de sa carrière il participait aux Amitiés franco-chinoises, c’était en pleine “révolution culturelle”, qui constitua l’un des grands crimes de masse du totalitarisme communiste, avant de passer au groupe radical libertaire “Vive la révolution”. Correspondant de l’AFP à partir de 1974, puis journaliste à Libération, on peut se demander quelle fut sa position au moment de ce que l’on a qualifié de “révolution iranienne”, et par la suite quelle fut sa vision du régime des mollahs, pour lequel l’extrême-gauche française eut, et conserve avec L “F” “I”, les yeux de Chimène. Actuellement Haski préside Reporter sans frontières, auquel le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot vient d’octroyer le droit de “labelliser” les organes de presse. Lors de ses voeux à la presse le 26 janvier, dans une parfaite langue de bois technocratique, il a déclaré : “‘Journalism Trust initiative’ portée par RSF qui n’est pas un label d’Etat mais qui permet tout simplement d’assurer que les… je dirais que les mécanismes de gouvernance qu’on est en droit d’attendre d’un organe de presse puissent être respectés et que celui qui est destinataire de l’information sache que les éléments de gouvernance sont en place” (3). Signalons qu’à ce titre RSF vient de refuser d’apporter son aide pour octroyer un visa humanitaire au journaliste iranien menacé Nima Avidnia au prétexte que “le journaliste serait sorti de son rôle en relayant des vidéos de manifestations de soutien à Reza Pahlavi sur le réseau social Clubhouse. Il serait également jugé trop proche de « Femme, Vie, Liberté », un mouvement formé en 2022 suite au décès de l’étudiante Mahsa Amini — battue à mort par la « police des moeurs » pour « port de vêtements inappropriés »…” (4). La position perverse, au sens clinique du terme – l’équation du pervers selon les psychanalystes étant “Je sais bien, mais quand même” -, développée par Haski le 27 janvier, semble cependant faire partie d’un écosystème politico-médiatique en France, pour lequel “les Iraniens, et notamment la jeunesse iranienne, sont massivement massacrés par une police idéologique, mais on ne peut rien y faire”.
Le même ministre Barrot défend d’ailleurs cette position. Interrogé sur RTL le 14 janvier dernier par Thomas Sotto (5) : “Que pouvez-vous nous dire, ce matin, de la situation en Iran, du nombre de victimes ? Que savez-vous de ce qu’il s’y passe vraiment ?”, il s’est contenté de répondre : “Nous ne savons que peu de choses, malheureusement, puisque les autorités de l’Iran ont décidé de couper Internet, sans doute pour mieux masquer l’étendue de l’horreur qui nous a toutes et tous profondément choqués. Ce que nous soupçonnons, c’est qu’il s’agit là de la répression la plus violente dans l’histoire contemporaine de l’Iran et qu’elle doit impérativement cesser”. Voilà, c’est tout. C’est “l’horreur”, “elle nous a tous profondément choqués”, mais face à cette “répression” que faire d’autre que demander qu’elle “doit impérativement cesser”. Rappelons que l’usage de la force, et donc la “répression” des désordres, fait partie des prérogatives de l’Etat. Parler de “répression”, même “la plus violente”, pour ne pas parler de massacre de masse, ce dont il s’agit en fait, c’est laisser au régime iranien la légitimité de le perpétrer.
La suite de l’interview de Barrot suscite cependant un profond malaise :
“Sotto : – Est-ce qu’aujourd’hui, la France soutient officiellement les manifestants ?
Barrot : – La France a condamné avec la plus grande fermeté la violence d’État qui s’est abattue sur les manifestants. Elle a rappelé, par la voix du Président de la République, par la mienne, lorsque j’ai pris l’attache du ministre des affaires étrangères de l’Iran, mais aussi lorsque l’ambassadeur a été convoqué hier au Quai d’Orsay, à cesser cette répression d’une violence inouïe contre des manifestants pacifiques.
- Mais vous souhaitez la chute du régime ? Est-ce que la France souhaite la chute du régime des mollahs ?
- Nous souhaitons que le peuple iranien puisse disposer de lui-même et de son propre avenir”.
Comment ? Que peut faire la France pour aider à cela ? Barrot invoque avoir contacté Von der Leyen pour des “sanctions individuelles” contre “les responsables de la répression”. Rompre les relations diplomatiques ? Barrot : “D’abord, s’agissant de ce qu’il faut faire, puisque vous me posez la question, la première de nos responsabilités, c’est d’assurer la sécurité aux ressortissants, qui sont à peu près au nombre de 900 en Iran”.
Faut-il rompre les relations diplomatiques ? interroge Sotto. Cécile Kohler et Jacques Paris, libérés par le régime, “sont en sécurité à l’ambassade de France”, invoque Barrot.
Le journaliste tente alors une dernière question “Est-ce que vous souhaitez, comme le demande le ministre des Affaires étrangères israélien, que l’Union européenne inscrive les gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes ? Est-ce que la France le souhaite ?”. Barrot élude, se met à parler des sanctions déjà prises concernant les missiles et les drones livrés par les mollahs à Poutine. “C’est moi-même qui ai proposé ces sanctions, de sa politique d’otage d’État” insiste-t-il. Sotto le pousse alors dans ses retranchements : “Pardon, Monsieur le Ministre, mais vous ne répondez pas à ma question. Est-ce que les gardiens de la révolution, qui dirigent d’une main de fer et qui massacrent leur peuple aujourd’hui, sont une organisation terroriste pour la France ?”, à quoi Barrot répond par une fin de non recevoir qui en dit long : “Les gardiens de la révolution sont déjà sous sanctions européennes au titre de trois régimes différents, et nous allons poursuivre dans cette voie.”
Rappelons que le classement des “Gardiens de la révolution” – cette milice idéologique du régime islamiste semblable aux SS du régime nazi – comme organisation terroriste permettrait aussi d’agir contre ses activités à l’étranger, une de leur fonction comme l’a révélé le spécialiste de la question Emmanuel Razavi. La question a été débattue au Conseil des Affaires étrangères du 29 janvier à Bruxelles à l’initiative de l’Italie. Et ce n’est qu’au dernier moment, le 28 janvier au soir, que de l’Elysée parvenait l’information selon laquelle “la France soutient l’inscription sur la liste européenne des organisations terroristes du corps des Corps des gardiens de la révolution islamique en Iran” (6). Jusque là le classement s’était en effet heurté à deux oppositions, celle de l’Espagne et celle de la France, raison de la frilosité de Barrot, se fendant la même journée de deux tweets, le premier juste après son intervention alambiquée au sénat (7), dans lequel il déclarait : “nous soutenons l’adoption de nouvelles sanctions ciblant les principaux responsables de la répression” (8), le second juste après la décision en provenance de l’Elysée : “La France soutiendra l’inscription du Corps des Gardiens de la Révolution islamique sur la liste européenne des organisations terroristes” (9).
La France semble ainsi sortir de l’extrême prudence avec laquelle elle conduit sa politique envers l’islamisme intérieur et international, les mollahs “avertissant de «conséquences destructrices» si l’UE endossait cette proposition” (10). Arrivé à Bruxelles le 29 au matin, Barrot rappelait la décision prise in extremis la veille au soir, ajoutant cependant : “cette décision, ou cette position de la France est aussi un appel, un appel aux autorités iraniennes à libérer les prisonniers qui par dizaines de milliers ont été jetés dans les prisons du régime, à mettre fin aux exécutions qui poursuivent la répression qui fut la plus violente de l’histoire contemporaine de l’Iran, à rétablir l’accès aux communications et à internet et à rendre au peuple iranien la capacité à décider par lui-même et pour lui-même de son propre avenir, personne d’autre ne peut le faire à sa place. Notre priorité dans ce contexte, avec le risque toujours présent d’une escalade régionale, c’est la sécurité de nos ressortissants, de nos emprises, et aussi mais des deux otages français qui sont en sécurité à l’ambassade de France et dont nous exigeons la libération définitive et immédiate” (11). Cependant la décision a fini par être prise à l’unanimité du Conseil européen, mais elle est exclue du règlement d’exécution publié à son issue, qui vise nommément les responsables des massacres et les entités responsables de la coupure des communications et de l’Internet (12). Car la décision de porter les Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes reste à ce jour une décision politique. Elle ne sera formalisée que lors d’un prochain Conseil, qui se réunit chaque mois, après avoir examiné les conséquences opérationnelles et juridiques de cette décision.
Le sort des deux otages français libérés mais “en sécurité à l’ambassade de France” à Téhéran, autrement dit encore en otage, est-il cependant la seule raison de ces hésitations ? Lors de son interview du 27 janvier Védrine reprenait les raisons généralement invoquées pour s’opposer à une interventions des Etats-Unis ou du moins la limiter : “Ca ne veut pas dire qu’il (Trump) ne fera rien. Pour les Iraniens qui souffrent tellement de ce régime on ne peut que souhaiter un changement mais un changement qui ne débouche pas sur un chaos trop grand, ni sur trop de morts en plus. Or les alliés des Etats-Unis ne veulent pas du chaos, ils ont peur de la contagion, ils ont peur des représailles iraniennes sur éventuellement des villes ou des usines de dessalement ou autres…”. Mais il y ajoutait une autre raison : “et puis au fond d’eux-mêmes les voisins arabes, alliés des Etats-Unis, et maintenant d’Israël dans le cadre de l’accord d’Abraham, ils ont pas tellement envie d’un nouvel Iran émergent, qui serait une puissance dominante en 5 ans, après la chute de ce régime”. Là le constat froid du politique réaliste qu’est Védrine touche juste. Imaginons un instant un Iran dirigé par un régime progressiste libérant les énergies, permettant un développement social et économique non contraint pas une idéologie totalitaire, ce serait non seulement la voie pour un renouveau de l’Iran, mais pour la région toute entière. Mais ce serait aussi, outre les intérêts économiques en jeu dans une région qui concentre des sources d’énergie, remettre en cause les Etats fondés sur l’idéologie islamique, et offrir à leurs populations un modèle à suivre. Et cela, ces Etats n’en veulent pas, ni les Occidentaux, attachés peu ou prou à un compromis avec l’islamisme, y compris à l’intérieur de leurs frontières, dont l’on sait pourtant désormais que jamais il n’évoluera vers une sorte de social-démocratie. Voilà la raison pour laquelle les Etats occidentaux refusent de reconnaître l’alternative proposée par Reza Pahlavi, le fils du dernier Schah d’Iran, malgré les garanties de transition vers un régime pluraliste et démocratique énoncées dans son programme (13). Et en dépit du fait que son nom est scandé par les foules de manifestants à Téhéran et dans toutes les grandes villes iraniennes.
Mais pour justifier la position occidentale, Védrine argumente curieusement de la façon suivante : – “Donc dans l’immédiat il y a ce peuple iranien qui souffre épouvantablement, mais les bons spécialistes comme monsieur Hourcade par exemple font remarquer qu’il y a régulièrement des révoltes mais jamais globales : c’est soit telle région, ou les femmes, ou les étudiants, ceci-cela, donc il n’y a pas de révolte globale qui puisse les renverser, la preuve, et il n’y a pas encore d’alternative disponible.” Se retranchant derrière ce “spécialiste”, à défaut d’interroger les Iraniens eux-mêmes, Védrine fait là de la désinformation, parce que justement tous les observateurs ont observé que pour la première fois le mouvement n’était pas catégoriel mais constituait une lame de fond qui, partie des secteurs économiques durement touchés par une inflation exponentielle, a réuni tous les secteurs de la population dans une volonté unanime d’en finir avec le régime totalitaire islamiste, et pour une alternative représentée par Pahlavi.
Ce que relève d’ailleurs Benjamin Duhamel : “Même si cette fois Hubert Védrine là encore les spécialistes de l’Iran constataient l’aspect systémique : toutes catégories sociales, toutes populations confondues en Iran et il y a même un paradoxe : vous écrivez dans votre livre… – Mais ça a été stoppé par une violence sans précédent, même pour ce régime épouvantable, coupe Védrine. – …Vous écrivez dans votre livre, reprend Duhamel, que ‘les non-Occidentaux ne veulent pas que l’on continue à décider à leur place’. Là pourtant on a entendu un certain nombre d’Iraniens appeler à l’aide la communauté internationale, quitte à ce que cette aide se traduise par des frappes américaines.” C’est alors là que Védrine est pris à contre-pied, car on a changé de monde, comme il le reconnaît lui-même : “Vous faites allusion à mon livre d’entretiens avec Maurice Godelier (14) qui n’est pas d’actualité. On a commencé il y a 3 ans, et la question :”Après l’Occident ?” est fondamentale. C’est une réflexion historique, anthropologique. D’ailleurs le point de départ c’est quand il est venu me voir disant “j’ai passé ma vie chez les Africains ou les Papous mais en fait je pense comme vous, enfin je constate comme vous que l’Occident ne peut plus imposer ses valeurs” (…). Il n’empêche que à tous moments quand il y a des drames atroces, il y a toujours des gens pour demander l’intervention ou ce qu’on appelait en France, c’était populaire à moment donné, l’ingérence, ça a mal tourné, enfin il y a des demandes… – C’est l’aspiration aux valeurs de l’Occident”, invoque Paracuellos. Védrine cherche à se sortir de la contradiction par une pirouette : “Ca dépend si vous mettez les prosélytisme dans les valeurs de l’Occident ou pas. Vous pensez, vous, à la démocratie bien sûr, démocratie-droits-de-l’homme. Toujours est-il que Benjamin a raison il y a des demandes. Est-ce que ça veut dire que on doit répondre, qu’on sait répondre. Il y a des exemples dans le passé montrant que c’est, bon, en termes de résultats c’est pas évident, d’ailleurs Trump, qui est le seul qui a des moyens éventuels hésite par rapport à ça”.
Lorsqu’il était ministre, les Occidentaux ont bombardé la Serbie pour, disaient-ils, empêcher un génocide des Albanais au Kosovo, ce qui s’est avéré une désinformation montée par les services autrichiens (15) et démentie par Westley Clark lui-même, commandant en chef de l’OTAN à l’époque, et le général Drewienkiewicz, l’un des responsables de la Mission de Vérification au Kosovo de l’OSCE (16). Le conflit au Kosovo a fait un peu plus de 13 000 morts entre 1997 et 1999, dont environ 9000 Albanais. Encore faut-il savoir que selon le chef en second de la mission de l’OSCE, le diplomate Gabriel Keller : “il y avait pendant la mission plus de morts albanais que de serbes. Mais les vérificateurs de la mission (de l’OSCE) ont à plusieurs reprises attribué à l’UCK la responsabilité de la majorité des morts albanais, à raison de deux tiers selon une évaluation globale” (17). Ce qui n’a pas empêché l’OTAN de bombarder la Serbie, qui faisait de la contre-guérilla contre les terroristes de l’UCK, qui d’ailleurs ont été désarmés lorsque l’OTAN est entrée au Kosovo après le retrait des forces serbes. Alors que quand les milices du régime islamiste de Téhéran massacrent plus de 30 000 jeunes iraniens en deux jours, les 8 et 9 janvier, et que le massacre continue ainsi que les condamnations à mort, les Occidentaux voudraient dissuader Trump d’intervenir, malgré les appels à l’aide des Iraniens.
Pour finir, laissons le mot de la fin au président ukrainien Volodymyr Zelensky. A Davos il a déclaré dans un discours choc que “les Européens sont restés en mode Groenland”. En effet, a-t-il expliqué : “L’année dernière, ici même à Davos, j’ai conclu mon discours par ces mots : « L’Europe doit savoir se défendre. » Un an s’est écoulé et rien n’a changé. (…) On a beaucoup parlé des manifestations en Iran — elles ont pourtant été noyées dans le sang. Le monde n’a pas suffisamment aidé le peuple iranien. (…) Et que deviendra l’Iran après ce bain de sang ? Si le régime survit, cela envoie un signal clair à tous les tyrans : si vous tuez suffisamment de gens, vous resterez au pouvoir” (18). L’avertissement est clair. Force est de constater que l’Europe, prise par une idéologie décliniste, le mercantilisme et le relativisme, abandonne ces valeurs qui ont donné au monde le progrès technique et civilisationnel. Des valeurs qui sont actuellement resémantisées par les Ukrainiens et les Iraniens en lutte contre les totalitarismes néo-soviet et islamiste. L’Europe va-t-elle donc sortir du défaitisme et leur apporter le soutien qui convient dans leur combat contre un ennemi commun ?
Frédéric Saillot, le 30 janvier 2026
(1) https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-du-mardi-27-janvier-2026-3300570
(2) https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/geopolitique/geopolitique-du-mardi-27-janvier-2026-5865906
(3) https://www.youtube.com/watch?v=1sCG0XcHkJc
(4) https://atlantico.fr/article/rdv/menace-de-mort-par-les-mollahs-le-journaliste-iranien-nima-avidnia-abandonne-par-rsf
(5) https://www.vie-publique.fr/discours/301667-entretien-jean-noel-barrot-14012026-rtl-politique-etrangere
(6) https://www.leparisien.fr/international/la-france-soutient-linscription-des-gardiens-de-la-revolution-iraniens-sur-la-liste-europeenne-des-organisations-terroristes-28-01-2026-R3KY6HVCJRAU5BBKTEOEQGUR34.php
(7) https://videos.senat.fr/video.5666677_697a0aab5b710.seance-publique-du-28-janvier-2026-apres-midi, voir à 15 mn
(8) https://x.com/jnbarrot/status/2016536883497512971
(9) https://x.com/jnbarrot/status/2016573900545474562
(10) https://www.lefigaro.fr/international/l-iran-menace-de-consequences-destructrices-si-l-ue-qualifie-de-terroriste-le-corps-des-gardiens-de-la-revolution-20260127
(11) https://x.com/RPFranceUE/status/2016771276963041459?s=20
(12) https://eur-lex.europa.eu/eli/reg_impl/2026/267/oj/eng
(13) Voir l’interview de Reza Pahlavi par Emanuel Razavi dans Le Figaro Magazine des 16 et 17 janvier 2026
(14) “Après l’Occident ?”, éditions Perrin Robert-Laffont.
(15) Voir Jürgen Elsässer, La RFA dans la guerre au Kosovo, L’Harmattan 2002.
(16) Voir mon livre Racak, L’Harmattan 2010, p 206.
(17) Ibid. p 151.
(18) https://legrandcontinent.eu/fr/2026/01/22/les-europeens-sont-restes-en-mode-groenland-le-discours-choc-de-zelensky-a-davos-en-integralite/
