Le 16 septembre tombait le verdict des juges du tribunal spécial pour le Kosovo à La Haye, condamnant Hashim Thaci et ses trois comparses à des peines allant de 25 à 13 ans de réclusion pour crimes de guerre commis au Kosovo dans les années 1998-1999 (1). Il a été accueilli avec colère par certains de leurs partisans massés aussi bien à La Haye qu’à Pristina, lesquels s’attendaient à un acquittement, non sans avoir menacé les magistrats des chambres spéciales les jours qui précédaient. Car dans le contexte de la dictature imposée par l’ethno-nationaliste Albin Kurti, premier ministre du Kosovo depuis 2021, on assiste, outre une persécution constante et quotidienne des Serbes du Kosovo, à une révision de l’histoire qui fait de l’UCK une “armée de libération”, alors que le verdict suggère que les accusés, qui en furent les dirigeants, avaient en fait créé une organisation terroriste imposant un système de terreur contre les populations serbes, roms, goranis, mais aussi albanaise. Ce verdict, qui a écarté la charge de crime contre l’humanité retenue par la procureure Kimberly West dans son réquisitoire, où elle avait requis 45 années de prison contre chacun des quatre inculpés, a cependant été formulé de façon ambiguë, si bien qu’il a suscité des réactions contrastées.
Observons que deux compte-rendus des rassemblements à La Haye et à Pristina, s’ils s’opposent quant à leur interprétation du jugement, évoquent significativement le même sentiment d’insécurité, éprouvés par les journalistes venus sur le terrain observer les réactions de la foule à la lecture du verdict par le juge Charles Smith, retransmise en direct sur écran géant. Au point qu’à La Haye, les deux journalistes de Gunpowder Chronicle (2), basés à Londres, Michael Sheppard et Vudi Xhymshiti, ont dû être exfiltrés par la police néerlandaise. Xhymshiti, né au Kosovo, pour avoir dénoncé dans ses articles le système de terreur imposé par Thaci, a d’ailleurs lui-même récemment fait l’objet d’une désignation comme “traître” (3), un préalable à l’exclusion aboutissant à l’exécution, mécanisme mis en oeuvre par l’UCK contre leurs victimes, tel qu’il est détaillé dans la lecture du verdict. Au point que le récit de cette journée (4) est consacré pour près des deux tiers à la phénoménologie de ce qui aurait pu devenir un lynchage si les deux journalistes n’avaient trouvé la protection de la police. Ca commence par des heurts d’épaule, puis des prises à partie de “Vudi”, que des Albanais présents reconnaissent, ce qui se répand comme une traînée de poudre et transforme la foule en accusateur collectif, et enfin, lorsqu’ils trouvent refuge derrière un cordon de police, par des tentatives de bousculades ou de prises à revers.
Après avoir été exfiltrés, ils écoutent la retransmission du verdict sur YouTube dans un café de la périphérie, et “non pas dans la salle de presse, parmi les journalistes kosovars”. C’est alors que le jugement aborde un premier point du procès Thaci : l’intimidation et même l’élimination des témoins à charge, ce qui renvoie à “l’atmosphère” qui régnait devant le tribunal tel qu’en rend compte Sheppard, qui conduit le récit, probablement pour des raisons de sécurité, car il est “l’éditeur” de GPC quand Vudi signe les articles. Puis tombe comme un coup sec le jugement quant à l’inculpation de crimes contre l’humanité : “pas établi”. Son “estomac se noue” car il avait “passé des années à lire et à entendre : les récits d’arrestations, de tortures, de disparitions et de meurtres”. Mais selon lui tout devient clair par la suite : la distinction entre “crime contre l’humanité” et “crimes de guerre” permet au tribunal de “ne pas conclure à l’absence de violence organisée”, si bien qu’il “a établi que des membres de l’UCK avaient commis des actes de violence et de mauvais traitements à travers le Kosovo et dans certaines parties du nord de l’Albanie”. Car tout en “constatant le caractère généralisé et systématique de l’attaque ainsi que l’existence d’une politique ou d’un plan visant des personnes perçues comme des opposants”, dont le principal responsable fut Thaci, le tribunal observe qu'”en revanche, il n’a pas été prouvé selon le critère pénal requis — élément supplémentaire nécessaire pour retenir les accusations de crimes contre l’humanité — que l’attaque visait une population civile au sens juridique précis exigé par ces infractions.”
Ainsi “les juges ont mis en évidence un système visant à identifier les personnes considérées comme des opposants à l’UCK, à les détenir, à les maltraiter et, dans certains cas, à les tuer. Ils ont conclu que des lieux de détention, des structures de police militaire, des services de renseignement et des unités spéciales avaient été utilisés pour mettre en œuvre ce dessein, et que les quatre accusés y avaient apporté une contribution significative”. A savoir Hashim Thaçi, membre de l’état-major général et chef de la direction politique de l’UCK, Kadri Veseli, dirigeant des services de sécurité, Rexhep Selimi, co-fondateur de l’UCK dont il était l’inspecteur général dans les zones opérationnelles où étaient mises en oeuvre la chasse aux traîtres, et enfin Jakup Krasniqi, qui en tant que porte-parole délivrait des communiqués les encourageant. “Pour ces motifs, déclare Smith, les juges ont conclu que les quatre accusés sont pénalement responsables, du fait de leur contribution significative à une entreprise criminelle commune, du crime de guerre de détention arbitraire à l’encontre de 385 personnes, de traitements cruels à l’encontre de 49 personnes, de torture à l’encontre de 303 personnes et de meurtre à l’encontre de 96 personnes” (1).
“Pendant des décennies, rapporte Sheppard, le discours politique entourant ces hommes avait été empreint de grandiloquence : libération, trahison, patriotisme, félonie, héros, ennemis. Le tribunal ramenait ces récits à une dimension délibérément plus modeste : des actes, des preuves, des éléments juridiques et la responsabilité individuelle”. Cependant, poursuit-il, lorsque le juge Smith cite un leader du mouvement pacifiste américain Edward Zwinn : “‘il n’existe pas de drapeau assez grand pour couvrir la honte de tuer des innocents’, j’ai pensé au rouge qui se trouvait à l’extérieur du tribunal. Quelques heures plus tôt à peine, il occupait presque tout mon champ de vision : des drapeaux au-dessus des têtes, des drapeaux sur les épaules, des drapeaux transformant un trottoir néerlandais ordinaire en un fragment du débat politique kosovar.” C’est-à-dire les drapeaux rouges albanais, frappés d’une aigle bicéphale, où ceux de l’UCK, le même, surmonté du sigle de l’organisation terroriste (5). Où la “responsabilité individuelle” des accusés trouve un relais dans la foule, élargissant ainsi de fait son champ. Force est ici de constater la contradiction dans laquelle se trouvent les deux journalistes, et la raison de leur ostracisation ce matin-là ainsi que la désignation de Vudi comme “traître”, voué au même sort que les victimes citées par Smith : ils s’imaginent que la reconnaissance des crimes “de guerre” imputés aux seuls Thaci et cie, laverait la cause de l’indépendance du Kosovo des crimes commis en son nom, laverait aussi l’UCK des crimes commis “individuellement” par les chefs de cette organisation, et permettrait enfin le développement d’une société démocratique. Un phantasme partagé par le tribunal, qui énonce en préalable à l’énoncé du verdict ce paradoxe : “Cette affaire ne porte pas sur la légitimité de l’Armée de libération du Kosovo et de son objectif d’un Kosovo indépendant”.
L’insécurité ressentie par Vudi et Sheppard est aussi celle ressentie par les journalistes serbes à Pristina. Le récit est là conduit par Zivojin Rakocevic (6), journaliste de Gracanica, correspondant du quotidien serbe Politika, qui s’ouvre sur “l’une des phrases les plus lourdes de sens au Kosovo-Metohija : ‘Un vendredi, un samedi ou un dimanche sanglant se prépare'”. Car le jour où le verdict a été prononcé “il n’est pas un Serbe, un Albanais, un Rrom, un Goran ou un étranger qui ne se soit posé la question : ‘Que va-t-il se passer demain ? Y aura-t-il la guerre ? Vont-ils faire irruption chez nous ? Quelqu’un peut-il apaiser la situation ?'” Il évoque alors le journaliste Siniša Kostić, qui ce matin-là passe devant la maison de son père, où il a grandi, puis “devant l’église incendiée, située dans un cimetière dévasté et envahi par la végétation où reposent ses grands-parents. Il traverse Matičane, une banlieue de Pristina, longeant les vestiges des murs d’une maison inachevée. La foule massée sur la place située entre le siège du gouvernement du Kosovo, le théâtre et l’ancien grand magasin ‘Grmija’ scande : ‘UÇK, UÇK !’ Sur l’écran géant, une journaliste de Klan Kosova, est souriante comme pour une diffusion de l’Eurovision”. Quand le juge Smith prend la parole, la foule suit attentivement chacun de ses mots, se mettant “à hurler à l’évocation du nom du chef de l’UCK”. Viennent ensuite “les détails sur des atrocités : arrachage d’ongles, coups faisant sauter les dents ou brisant les côtes, décès consécutifs à de violents passages à tabac”. C’est alors que la présence des journalistes serbes est remarquée : “à mesure que se déroulait la retransmission, le silence s’épaississait sur la place principale de Pristina. Nous nous mettons en retrait. Bojan Košanin (un cameraman) remarque un homme au visage renfrogné qui nous dévisage, tandis que nous tentons tous d’afficher une mine encore plus sévère que la sienne”.
L’insécurité est ainsi partagée par les deux équipes de journalistes à deux endroits différents, mais l’interprétation de la contradiction logique du tribunal relevée par Rakocevic : “tous les accusés ont agi de concert dans la poursuite d’un objectif délictueux, leur responsabilité étant toutefois individuelle et personnelle”, diverge notablement. Pour Vudi et Sheppard cela n’ôte rien à la noblesse de la cause de l’indépendance, tandis que pour Rakocevic, il masque le génocide camouflé des Serbes du Kosovo. Car si le tribunal mentionne comme au passage qu'”il s’agit plus précisément de crimes qui auraient été commis à l’encontre de Serbes, de Roms”, il précise qu’il s’agit de crimes commis à l’encontre “en particulier, de Kosovars albanais par certains membres de l’UCK ainsi que par les accusés eux-mêmes” (1). Si bien que Rakocevic observe avec ironie que “pour un observateur extérieur, ou pour quiconque ne connaît pas suffisamment la situation au Kosovo-Metohija, l’ensemble du discours, du verdict et de l’allocution pourrait laisser croire qu’une guerre civile a opposé des Albanais au Kosovo”. Mais, souligne-t-il, une fois le verdict prononcé “les questions essentielles sont aujourd’hui : où en est la justice ? Où sont passés les 40 000 Serbes de Pristina, les Roms et les Goranis ? Où sont les villes disparues ? Qui a rayé de la carte des centaines de villages ? Qui a fait commerce d’organes humains ? Où sont les milliers de personnes portées disparues ? Qu’en est-il des dix-sept journalistes — serbes, albanais et étrangers — assassinés, enlevés ou disparus ?” Et selon lui “Il est certain que celui qui a prononcé le verdict ‘Au nom du peuple du Kosovo’ depuis La Haye, au loin, sait qu’il a éludé toutes ces questions, qu’il a fait l’impasse sur le mal et les malheurs qui, sous diverses formes, perdurent depuis des décennies”.
Lors du prononcé du verdict “Un silence absolu s’est abattu sur la foule rassemblée sur la place”. Tandis qu’alors “les journalistes serbes regagnent leur ghetto, l’un d’eux lance avec ironie : ‘aujourd’hui nous avons augmenté de 50 % le nombre de Serbes à Pristina. Le journaliste Goran Avramovic (KimRadio Caglavica) dit à voix basse : ‘Laisse un message quand tu arrives, j’en laisserai un quand j’arriverai'”. Mais au lieu de s’en prendre aux ghettos serbes comme on le craignait, “les gens secouent la tête, brandissent des drapeaux, et le gros du cortège se déplace dans la rue principale de Pristina. Ils scandent ‘UÇK ! UCK !’ et crient le nom de Hashim Thaçi. Ils se sont ensuite dirigés vers les locaux d’EULEX, où ils s’en sont pris aux grilles et aux policiers qui gardaient le site”. La mission internationale, qui pourtant couvre la politique de nettoyage ethnique rampante de Kurti, comme elle avait couvert les précédentes vagues d’épuration ethnique violentes en 1999 et en 2004, est ainsi directement prise à partie. Autre détail relevé par Rakocevic : “au Kosovo, il n’y a pas une seule mosquée dont le minaret ne porte pas le drapeau de l’Armée de libération du Kosovo”. Et il conclut : “Hier, toutes les missions étrangères présentes à Pristina et au Kosovo sont sorties de leur trou, protégeant derrière d’épais murs tout ce qui risquait d’être détruit. La tension de ce jour de jugement a sapé leur autorité ; tout prenait sens alors que les forces obscures parvenaient à paralyser la vie, à libérer les peurs et à préparer l’affrontement final. D’ici là, nous vivrons dans l’attente d’un nouveau « mercredi » ou « jeudi sanglant », après lequel plus rien ne sera comme avant”.
Le fait est qu’actuellement le Kosovo connaît une grave déstabilisation, dont le responsable est le premier ministre, l’ethno-nationaliste Kurti, qui impose une dictature de fait, en l’absence de fonctionnement normal des institutions créées par les internationaux pour faire fonctionner ce pseudo-Etat. Depuis février 2025, il convoque en effet des élections à répétition qui, en l’absence de majorité absolue, lui permettent d’imposer par intérim sa politique ultra-nationaliste, principalement dirigée contre les Serbes du Kosovo, au lieu de s’attacher au développement économique de la région comme le lui reprochent les partis d’opposition. Et c’est là, selon certains au Kosovo, que le procès Thaci prend une dimension politique : la communauté internationale souhaiterait en effet se débarrasser de Kurti, l’acquittement de Thaci, plus docile aux injonctions internationales, permettant son retour aux affaires. Certains déclarent également que la situation des Serbes du Kosovo était meilleure quand les anciens de l’UCK Thaci et Haradinaj étaient aux affaires, grâce aux deals passés de façon occulte, quels que soient par ailleurs leurs crimes, connus de tous, et notamment le trafic d’organes et les près de 2000 disparus. Thaci, qui n’a été condamné qu’à la moitié de la peine requise par le parquet, et qui a été blanchi des crimes contre l’humanité, va-t-il donc être acquitté en appel ? Dans ce cas, selon Rakocevic “l’évolution de la société est gravement compromise, car Thaçi — dont la condamnation est si clémente — incarne un modèle démocratique face à Albin Kurti”.
Tout cela dans le contexte des élections législatives à venir le 25 octobre, qui pourraient voir venir au pouvoir une “Liste étudiante”, parti “attrape-tout” né de la contestation du mouvement étudiant, depuis novembre 2024, largement soutenu par la population, contre la corruption du pouvoir actuel. Mais pour être favorable à la politique de l’UE, qui la soutient, la “Liste étudiante” n’en est cependant pas moins déterminée à défendre les intérêts des Serbes du Kosovo. Et notamment l’application de l’accord de Bruxelles par Pristina, qui l’oblige à reconnaître une Association des municipalités à majorité serbe du Kosovo, leur permettant une autonomie au sein d’un Kosovo autonome, en conformité à la résolution 1244 de l’ONU. Ces élections législatives seront d’ailleurs probablement doublées d’une élection présidentielle, Aleksandar Vucic ayant annoncé sa démission à compter du 27 septembre. Selon certains il est donc possible que tant Bruxelles que Pristina se trouvent bientôt face à des interlocuteurs moins malléables que Vucic, qu’ils tiennent par des casseroles, concernant le dialogue entre Belgrade et Pristina.
Bruxelles commence d’ailleurs à reculer sur l’application de la “loi sur les étrangers” imposée par Kurti aux Serbes du Kosovo (7), “mise dans un tiroir” selon un observateur. Il n’en demeure pas moins qu’ils continuent à être l’objet d’une discrimination quotidienne de la part de la police albanaise, et que la mobilisation des partisans de Thaci, organisée par les anciens de l’UCK, qui convoquent des manifestations à répétition dans tout le Kosovo, aggrave le climat d’insécurité évoqué par Rakocevic dans son article, notamment dans les ghettos du sud où les Serbes sont peu nombreux. Mais on ne peut écarter une irruption au Nord, où les Serbes sont majoritaires, car, selon un témoignage, rien ne peut arrêter une foule d’Albanais : “c’est horrible, ils sont comme des drogués, leur visage manifeste la rage, ils entrent en transe, c’est l’influence des mosquées sur l’activation des citoyens dans la crise politique”. L’importance du rôle des mosquées au Kosovo, comme l’a observé Rakocevic, qui opère un puissant lien unifiant les Albanais au-delà de leurs divergences, est selon ce témoin, renforcé par les financements de l’Arabie saoudite et de la Turquie, mais aussi de la mafia, qui finance et dirige tout au Kosovo. Y compris les internationaux, qui sont distingués entre “enveloppes violettes” de billets de 500 euros, et “enveloppes vertes” de billet de 100. Et ils seraient au préalable “choisis en fonction de leur relation aux Albanais”, donc nul besoin de les menacer comme ce fut le cas pour certains au début de la mission.
Mais revenons au jugement de Thaci et cie. Rappelons que le tribunal spécial pour juger des crimes commis par les chefs de l’UCK a été créé en 2015, suite aux révélations sur le trafic d’organes prélevés sur des prisonniers serbes, roms et d’autres nationalités par l’ancienne procureur du TPIY Carla del Ponte dans son livre La Caccia paru en 2008 (8), puis par le magistrat suisse Dick Marty en 2010 dans un rapport pour le Conseil de l’Europe en 2010 (9). Ce qui donna lieu en 2014 à un rapport du procureur d’Eulex, Clint Williamson, qui a confirmé le trafic tout en le minimisant, ce qui a permis à l’instruction du tribunal non pas de le rejeter des chefs d’inculpation, mais de l’écarter. Il n’en demeure donc pas moins à pouvoir être repris, par exemple dans le cadre de la procédure d’appel. Mais cela conduirait à reconnaître la complicité de l’OTAN, des Nations Unies, de l’administration américaine et de l’Union européenne, avec une organisation terroriste, et donc sa co-responsabilité dans les crimes contre l’humanité commis par celle-ci.
Ce serait également mettre en cause les responsables chargés de la mise en oeuvre de cette politique, dont notamment le Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU au Kosovo à l’époque où ces crimes furent commis, Bernard Kouchner, qui ne pouvait pas ne pas être au courant. Et cela constituerait une remise en cause majeure de la politique conduite par la “communauté internationale” dans les Balkans, qui pourtant serait la seule voie pour lui permettre de se conformer aux valeurs qu’elle prétend défendre. Cela impliquerait enfin que la justice serbe puisse instruire les crimes commis par l’UCK au Kosovo, car l’ancien “Haut représentant de la politique extérieure” de l’UE, José Borrel, lors de l’accord d’Ohrid en février 2023, qui interdisait entre autres à la Serbie de le faire, a déclaré qu’il étaient “contraignants”, ce qu’a récemment répété son successeur Kaja Kallas, alors qu’ils n’ont été signés ni par Vucic ni par Kurti, dont l’on sait par ailleurs comment il les respecte.
Frédéric Saillot, le 26 septembre 2026
(1) https://www.scp-ks.org/sites/default/files/public/20260916-SummaryofJudgment-Thaci-et-al-EN.pdf
(2) www.thegpc.uk
(3) https://www.thegpc.uk/p/first-they-call-you-a-traitor-then?utm_source=post-email-title&publication_id=2218651&post_id=215726028&utm_campaign=email-post-title&isFreemail=true&r=36muev&triedRedirect=true&utm_medium=email
(4) https://www.thegpc.uk/p/the-crowd-could-move-us-it-could?utm_source=post-email-title&publication_id=2218651&post_id=216371246&utm_campaign=email-post-title&isFreemail=true&r=36muev&triedRedirect=true&utm_medium=email
(5) Voir l’image illustrant cet article, prise le 16 septembre à La Haye.
(6) https://www.politika.rs/sr/clanak/786268/dan-posle-kojeg-nista-vise-nece-biti-isto
(7) Voir mon article : https://www.eurasiexpress.fr/lunion-europeenne-couvrirait-elle-lepuration-ethnique-legale-des-serbes-du-kosovo/
(8) Voir mon article dans le n° 134 de Balkans-Infos de juillet-août 2008
(9) Voir mon article dans le n° 162 de Balkans-Infos de février 2011
