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Poutine, un dictateur soumis à l’agenda de l’opposant Navalny

Au lendemain de l’assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa, le 7 novembre 2006, André Kolesnikov, commentateur politique à l’agence Ria Novosti, déclarait que la série de meurtres de journalistes perpétrés alors, comme ceux de Dmitry Kholodov et de Paul Klebnikov (1), visait la plupart du temps des journalistes d’investigation : “un travail audacieux, jadis séditieux, et qui devient de plus en plus risqué” (2). Et il remarquait qu’outre sa célébrité pour ses investigations sur la Tchétchénie dans Novaïa Gazeta, Politkovskaïa pratiquait “un journalisme de défense des droits de l’homme”, “qui peut paraître naïf et sensible, car opposé à tout cynisme et refusant de comprendre les intérêts supérieurs ainsi que de se résigner au cours inévitable et injuste des événements”. Elle avait d’ailleurs elle-même “forgé la notion d”anti-cynisme’ dans l’un de ses derniers articles, consacré non pas à la Tchétchénie, mais à la politique russe”. Depuis, loin que la vocation pour la presse d’investigation ne se soit éteinte parmi les nouvelles générations de journalistes russes se revendiquant de l'”anti-cynisme”, quinze ans après ce meurtre le genre fait florès en Fédération de Russie, où certes la matière ne manque pas, notamment grâce à l’Internet, jusqu’à récemment déclencher une campagne de répression sans précédent de la part du même pouvoir toujours en place, soucieux de défendre ses “intérêts supérieurs”.

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Ancien rédacteur en chef de Vesti/Rossiya 1