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Frappes en Syrie : les "preuves" du président Macron

Assis dans une salle de classe de maternelle d'un village de l'Orne le 12 avril dernier, au cours de l'entretien qu'il a en direct sur TF1 avec le journaliste Jean-Pierre Pernaud, le président Macron assène : "Nous avons la preuve que des armes chimiques ont été utilisées en Syrie". D'où tient-il ses preuves ? Quelles sont-elles ? En a-t-il été question dans les deux coups de fil qu'il a eus avec le président Trump dans les 48 heures qui ont suivi la révélation d'attaques chimiques dans le dernier bastion terroriste de la Ghouta, Douma, à l'est de Damas ? Et qui ont conduit aux frappes d'une "coalition" des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France au petit matin du 13 avril, dans lesquelles Macron, à défaut d'apporter des "preuves" d'une attaque chimique de la part des forces du "régime" syrien, n'en a pas moins joué le rôle de boute-feu auprès de son collègue américain, lui qui avait déclaré, au lendemain de son élection en mai dernier, que s'il ne voulait pas poursuivre les errements de ses prédecesseurs en Syrie, la ligne rouge à ne pas franchir était l'utilisation du chimique par Damas. Trump s'est alors empressé de balancer un tweet digne d'un mauvais western : "Tiens-toi prête Russie, parce que les missiles arrivent beaux, nouveaux et 'intelligents' !" Il répondait ainsi au très clair avertissement du général Guerassimov, chef d'état-major des forces armées russes, selon lequel des frappes touchant des objectifs russes présents en Syrie trouveraient une riposte immédiate, y compris sur les sources de lancement.

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