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Le Jeu russe sur l’échiquier global vu de l’Ouest

Dans un ouvrage intitulé en français Le Cavalier de bronze (1) – en référence à la statue de Pierre le Grand par le Français Etienne Maurice Falconet sur le quai de la Neva – et en anglais Russia under Western Eyes – non sans référence au roman de l’écrivain anglais d’origine polonaise Joseph Conrad intitulé Under Western Eyes – l’historien américain Martin Malia, spécialiste de l’histoire intellectuelle de la Russie et de l’Europe, observe le mouvement de balancier opéré par les relations de la Russie avec l’Occident. Depuis Pierre le Grand – où la Russie fait son entrée sur l’échiquier européen grâce à sa victoire sur Charles XII de Suède le 8 juillet 1709 à Poltava – jusqu’à l’effondrement de l’URSS en décembre 1991 – causé par l’échec de Gorbatchev à réformer le système soviétique – ce mouvement de balancier a lieu selon lui à peu près tous les cinquante ans. La Russie passe ainsi successivement de phases d’ouverture et de rapprochement avec l’Occident – jusqu’à franchement envisager devenir un Etat européen comme un autre – à celles de fermeture et de repli sur une identité singulière et un sonderweg – une voie de développement particulière – marquées par le despotisme, l’asservissement et un expansionnisme agressif. L’ouvrage que le sénateur russe Alexeï Pouchkov vient de publier aux éditions ODM, Le Jeu russe sur l’échiquier global, pourrait être considéré, au moins chronologiquement, comme la suite de cette étude, du point de vue d’un spécialiste des relations internationales de la Fédération de Russie, pour la période qui va de l’échec de Gorbatchev – qu’il a vécue comme membre de l’équipe de consultants chargée de rédiger ses discours – aux accords de Minsk visant à régler la crise ukrainienne commencée fin 2013.

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