Politique française : le danger Sarkozy

Politique française : le danger Sarkozy

Météo politique : alerte rouge à la subversion !

1ère étape, franchie hier : président de l’UMP.
2ème étape, primaires 2016 : candidat à l’élection présidentielle.
3ème étape, 2ème tour 2017 Sarkozy-Le Pen : président de la république.
C’est, selon toute vraisemblance, ce qui nous attend. Et c’est extrêmement inquiétant.
À l’issue du processus, le corps électoral aura été bafoué, la démocratie subvertie, la république assommée pour le compte.
En 2012, le corps électoral a rejeté Nicolas Sarkozy. En 2017, par l’effet combiné de la foi aveugle de quelques militants et du cynisme sans bornes de leur idole, le corps électoral risque fort de ne pas avoir d’autre choix raisonnable que de se contredire, de voter contre lui-même, d’élire à nouveau celui dont il ne voulait plus !…
M. Sarkozy n’en est pas à son coup d’essai. En faisant ratifier le traité de Lisbonne par le Parlement, il a délibérément contourné le “non” exprimé sans détour en 2005 par le peuple français contre le traité constitutionnel européen. Il aimerait bien récidiver. Il s’organise pour contourner le “non” exprimé par le peuple français contre sa personne et sa politique en 2012.
Qui aime le combat aime combattre et battre des adversaires à sa mesure. Sans doute M. Sarkozy estime-t-il que le peuple français est un adversaire à sa mesure. Il veut le battre.
S’il y réussit il aura subverti la démocratie.
Son élection à la présidence de l’UMP, première étape d’une reconquête annoncée, devrait résonner à travers la France entière comme une alerte rouge à la subversion.
Pire que le régime des partis, avec ses délices et ses poisons, dans lequel nous sommes retombés depuis des décennies déjà, plus primitif et régressif encore, il y a l’absence de régime, le mépris des Institutions, l’abandon à la raison du plus fort, la domination d’un seul. Nous y sommes presque. Réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard ! Ouvrons les yeux ! Sonnons le tocsin ! afin que cela n’arrive pas.

Denis Monod-Broca